Mercredi couture : La chemise Simona !

TA-DA, vous l’attendiez presque autant que moi : le patron mon article sur la chemise Simona de Wear Lemonade ! Cette chemise a créé une véritable hystérie suivie d’une frénésie de couture (comme il m’est arrivé avec Dita et plus récemment Greta). Il est temps aujourd’hui de vous présenter mes diverses versions, et de vous donner mon avis sur ce modèle et son patron. Vous êtes prêt(e)s ? C’est parti !

Aujourd’hui j’aimerai donc vous présenter mes trois Simona que j’ai cousu il y a quelques mois (presque exclusivement sur la musique de Moonlight Serenade de Julien Doré) : la première dans un joli tissu spécial chemisier vieux rose aux boutons dorés, la seconde, crème avec des pois blancs et des fleurs roses et violettes, et la troisième, que vous aurez tout de suite reconnue sur mon dessin, dans cette viscose dingue de Wear Lemonade aux motifs rouges à lèvre, créée pour la collection Kiss Me Forever et dont je me suis inspirée pour faire ce petit DIY.

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Mon avis sur le patron : 

Les explications : Contrairement à certains patrons de Wear Lemonade qui manquent parfois de précision (notamment ceux avec une braguette…), j’ai trouvé que celui-ci était assez clair. Entre le livret du PDF (ou du patron) et la vidéo tutoriel, je pense qu’on peut très bien s’en sortir. Selon moi, ces vidéos font un peu la force de la marque, si j’ai réussi à apprendre à coudre avec elles, c’est qu’elles sont bien faites, n’est-ce pas ?

La difficulté : Le niveau de ce patron est un 2/5, « rien de très compliqué« , et je pense que c’est le cas. Même sans avoir fait d’autres patrons de ce type (je pense à la robe chemise Léna, par exemple), on peut très bien s’en sortir. Cependant, il y a quelques points délicats à mon sens :

  • Les coutures anglaises : pour plus de propreté à l’intérieur du vêtement, presque toutes les coutures – sauf les emmanchures et éléments qui ne le requièrent pas, comme le col ou les poignets -, sont en couture anglaise, mais il y a une subtilité. En effet, il est indiqué de coudre envers contre envers à 0.5 cm, puis, après avoir repassé sa couture, de coudre à 1 cm cette fois-ci, endroit contre endroit. Cependant, si vous n’êtes pas un génie de l’approximation (le fameux « compas dans l’oeil »), je vous conseillerai de privilégier une première couture plutôt inférieure à 0.5 cm si possible : lorsqu’on en retourne son ouvrage, on peut avoir plein de petits fils qui dépassent de partout, et à les couper c’est un peu pénible et peu propre (et risqué, aussi). De l’une à l’autre chemise, j’ai ainsi réduit ma couture entre 0.2 et 0.3 cm et ça va beaucoup mieux !
  • La patte de boutonnage : Personnellement, j’ai reporté les crans du patron rigoureusement, mais mon « premier cran à 1 cm et le second à 1.5 » ressemblent plus à du 0.5 et 1 cm, ce qui est bien petit pour une patte de boutonnage à mon sens !  (surtout quand on s’est un peu lâché sur le choix des boutons…) Cela m’a causé quelques problèmes pour coudre mes boutonnières à la machine. Déjà qu’elle n’excelle pas dans cette technique (ou bien je m’y prends mal), mais là c’était terrible… Bref, faîtes bien attention, quitte à faire vos propres crans pour cette patte.

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  • Les fentes indéchirables : Ah ça, Lisa nous a prévenues dans la vidéo, les fentes indéchirables c’est pénible. Pourtant, j’en ai vu passer, entre la blouse Léia et la robe Léna, mais le processus est toujours aussi pénible et le résultat imparfait. Enfin, c’est surtout ma mère que cela dérange… Sur ses conseils, après avoir regardé une vidéo et consulté mon Encyclopédie de la couture reçue à Noël, j’ai légèrement modifié la petite couture de fin, faite en biais chez Wear Lemonade, je l’ai faite droite, mais je ne trouve pas que le changement soit transcendant. Enfin, j’ai envie de vous dire, en amateur, on a le droit de faire quelques erreurs, c’est toujours appréciable d’avoir une marge de progression (sinon ce n’est pas drôle), et puis, d’une, lorsque vous aurez la fierté d’avoir cousu de vos doigts une chemise, vous ne vous soucierez plus de vos derrières de poignets, et les autres non plus, et de deux, tant que vous cousez vos manches correctement, avec la fente à l’arrière et non devant, tout ira bien. Promis. Blague à part, pour certaines, dans le doute, je n’ai pas fait de petite piqûre magique, et je ne trouve pas ça plus vilain, d’autant plus que je ne suis pas du genre à déboutonner mes manches et à les remonter sur mes bras, donc…

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  • Les ourlets du bas : Ce n’est pas qu’ils sont infaisables, mais simplement délicats, puisque la chemise suit de beaux arrondis. Il vous faudra donc vous armer de patience et de minutie, parce que je vous le promets, ça vaut le coup ! J’ai personnellement préformé mes ourlets à la main, épinglé, et ensuite repassé un peu pour marquer mes plis ainsi formés. Ce n’est pas très académique, mais étant parvenue au résultat escompté, moi, ça me va !
  • Le tissu : Ah… La question du tissu. Pour cette chemise, j’ai voulu un effet très féminin et élégant, à l’image des Simona de la collection Midnight Bloom, en plumetis ravissant. J’ai donc choisi des tissus fins et fluides, qui sont forcément moins sympathiques à travailler qu’une bonne popeline de coton, mais dont le tombé est incomparable. Pour la Simona rose, je n’ai pas eu de souci à déplorer, mais pour la seconde, dès la première étape, le pli rond dans le dos, ma machine a un peu crisé. J’ai trouvé comme solution (merci internet) d’augmenter un peu la tension de mon fil (je suis passée de 4 à 6), et ça allait déjà beaucoup mieux. Je partage cette astuce avec vous si jamais vous avez un ravissant tissu du démon !

Mon parti pris : Dans la vidéo et les indications, il est dit qu’il faut thermocoller plusieurs parties de la chemise, à savoir le col (au moins un des deux pieds de col et un des deux tombants de col), les poignets, et la lavallière. Personnellement, toujours dans un souci de m’approcher au maximum des Simona en plumetis, j’ai pris le parti de ne pas utiliser de thermocollant – du tout. Je voulais un résultat fluide, qui retombe joliment. Si ma décision est discutable pour les poignets – ça dépend vraiment de l’effet que vous désirez, je pense que pour le col et la lavallière, le thermocollant n’est pas indispensable. Avec, je trouve que cela rigidifie trop l’ensemble et donne un effet « SKOUING » qui tient tout seul un peu dérangeant. Sans, le col aura moins tendance à se « relever » (ce dont j’ai personnellement horreur). Et alors, pour la lavallière… D’une, amies couturières, méfiez-vous du thermocollant sur la lavallière car pensez bien qu’elle est longue et étroite, et qu’à retourner, ça va être l’enfer ! De deux, je trouve que tout l’effet « preppy » de cette chemise réside dans le retombé charmant du noeud de la lavallière, qui aura plutôt tendance à tenir en l’air avec le thermocollant, un peu comme celle de Lisa dans la vidéo. Encore une fois, il s’agit de mon parti pris, mais je trouve que l’ensemble donne un effet noeud de clown qui ne me plaît pas. Bref, pour les poignets, j’y songe, pour le col, à voir avec le tissu et le thermocollant, pour la lavallière, c’est non.

La taille : La coupe de Simona est un peu « loose », toujours dans un souci citronné de confort (qui me plaît, justement). Pour une fois, je n’ai pas eu à me creuser trop la tête : ayant essayé et acheté les Simona de la marque – en taille M -, j’ai demandé à l’équipe l’équivalence en taille, qui est un 38. Même avec mes épaules et ma cage thoracique pénible, le tissu ne tire pas, donc c’est la bonne taille. Sachant que mes mensurations actuelles sont : 80/92 (poitrine), 78 (taille) et 109 (hanches).

Le résultat : 

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Ce n’est pas un projet de tout repos, ce qui est principalement en lien avec le tissu choisi, ne nous mentons pas, mais comme tout projet un peu délicat, le résultat est assez dingue.

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Décrit comme « l’anti-basique par excellence« , Simona c’est la belle qu’on peut porter tous les jours : avec un jean, avec une jupe taille haute, avec un pantalon de ville, sous un pull – cocooning loose ou non -, pour une sortie chic, pour le travail, pour faire la folle avec un tutu et des Converses, sage fermée, un peu moins sage ouverte avec la lavallière nouée un peu plus basse… Bref, c’est la meilleure copine des jours tristes et des jours heureux, un peu comme Elvis. Mais nous nous égarons.

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La suite ? Il me reste la dentelle bleue paon, option « ok la meuf suicidaire » dans le regard de la vendeuse de Véritas où je suis allée acheter mes boutons. Challenge accepted, sachant qu’avec ce tissu je compte me coudre également une jupe Ava (déjà découpée elle aussi). Avec celle-ci, cela portera à 6 mon nombre de Simona, ce qui est déjà sympathique.

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J’espère que cet article vous aura aidé ou vous aidera !
Et vous, avez-vous déjà cousu Simona ? Est-elle en projet ?
Quelles couleurs/matières avez-vous choisies ? Dîtes-moi tout ! 

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