Bilan : 3 semaines sans sucre

Chose promise, chose due, aujourd’hui je fais le bilan des trois semaines sans sucre que j’ai passé.

Pour commencer : comment vais-je ? Eh bien, fort bien ! Contrairement à ce que j’aurais pu croire, j’ai bien tenu, je n’ai pas fait de crises de manque, j’ai constaté même des effets positifs !

Les bienfaits : Faisons la vendeuse de tapis pour aguicher, j’ai noté une certaine amélioration. Bon, je vous le dis tout de go, ne sont pas à exclure l’effet placebo et la coïncidence, mais toujours est-il que je me sens mieux.

  • Plus en forme ! Je me trouve plus dynamique, et je m’épuise moins vite.
  • Moins de fringale ! Le sucre appelle le sucre, il vous donne constamment envie de grignoter. Je trouve que de ce côté ça s’est amélioré (je ne dis pas que ça n’arrive jamais), et niveau quantité ça a baissé, par exemple, j’ai une petite faim ? Quelques noisettes ou un fruit suffisent amplement à combler mon petit creux. Et quand je dis « petit creux » et faim, je parle évidemment de quand ça gargouille (à distinguer de l’appétit où on a juste envie de manger pour manger).
  • Moins d’appétit ! Cela va de pair avec le précédent, mais je constate que je suis rassasiée un peu plus vite. Ce n’est pas monstrueux comme delta, mais je pense pouvoir le compter comme un effet positif. Ça m’intéresse beaucoup car avec mon rééquilibrage alimentaire, je dois absolument apprendre à contrôler ma faim (gérer les sensations de faim et de satiété, et donc, les portions).
  • Meilleure humeur ! Si on écarte cette dernière semaine qui a été particulièrement difficile moralement (pour des raisons personnelles et extérieures au sujet), je me trouve de meilleure humeur, plus détendue, moins agacée par les petites choses pénibles du quotidien. Attention, je ne dis pas que ça rend tolérant et attentionné envers son prochain, mais on se sent un peu mieux dans sa tête. Enfin, dans la mienne, du moins.
  • Une hausse de libido ! Bon, je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mais sans que ça prenne des proportions indécentes, je pense que ça a remis les choses à la normale (chacune a ses effets de pilules contraceptives particuliers…).

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Les inconvénients : évidemment, il y en a, après tout, la vie ce n’est pas comme les frites.

  • L’obsession de l’étiquette : C’est assez éprouvant de devoir sans cesse regarder la moindre étiquette pour vérifier s’il y a du sucre, ou se creuser la tête pour savoir s’il y en a. Evidemment, ce problème se résout très facilement en évitant tout ce qui est de l’ordre du « tout fait », mais soyons honnêtes, des fois on en a envie ou besoin quand même. Dans la liste, je pense par exemple aux sauces (type mayonnaises), ou au guacamole par exemple, même si c’est assez rapide de s’en préparer soi-même.
  • La vie sociale : C’est le plus compliqué. Devoir dire « non, ça je ne peux pas en manger » quand on te propose quelque chose, c’est délicat. Quand on te propose une soirée japonais, une pizza, une bière, et puis manger une glace ce serait sympa… Je pense que c’est ce qui serait le plus dur sur le long terme. On m’a fait la remarque que ce n’est pas la meilleure période pour arrêter le sucre, parce que c’est la saison des glaces et de la chantilly. Certes, mais été comme hiver, on a envie de sucré, que ce soit en glace, ou en gâteau/pâtisserie/chocolat chaud.
  • La compensation : Quand j’ai arrêté le sucre, j’ai eu plus envie de gras. Parce que psychologiquement, les deux éléments de récompense sont le sucre et le gras. Donc on a plus envie de fromage, par exemple. Cela dit, au fil des jours, cette envie diminue un peu. Et dans les jours tristes, la baisse d’appétit fait que de toute façon, on ne prend pas de portions monstrueuses. Un inconvénient qui s’équilibre plutôt bien, donc.

Les manques : Evidemment qu’il y en a, ce serait vous mentir que de dire le contraire. Même si les envies sont liées à l’interdiction (c’est connu, moins tu as le droit, plus tu y penses), je pense qu’elles sont tout de même présentes. Les miennes ? Très honnêtement, pendant ces trois semaines j’ai pensé au petit Mocha Blanc de Starbucks (option Cinnamon roll avec) quand je suis passée près d’un Starbucks et quand je suis allée à Disney, j’ai pensé (pas plus de deux fois sur trois semaines) à un yaourt sucré (par exemple le petit litchi rose là que j’aime bien), à mon petit morceau de chocolat blanc que j’aime de Pâques (mais très rarement également), et enfin, ce qui me manque le plus c’est l’idée de pâtisser. J’adore faire des tartes, des gâteaux, des chouquettes, et l’idée de ne pas pouvoir en faire est la plus pénible. En somme, si ce n’est cette dernière envie liée à une activité que j’aime particulièrement, j’ai constaté que finalement, mes envies de sucre sont assez limitées. Et je parle d’envies : je n’ai pas fait de crises de frustration, je ne me suis pas sentie mal, et je n’ai pas eu d’obsessions.


 

Un bilan ?

Si je résume ce bilan, j’ai donc :

  • réussi brillamment mes semaines tests
  • constaté des effets positifs sur mon moral et mon corps
  • réalisé que je pouvais me passer du sucre très largement

Je pense que j’ai été aidé par les fruits de saison, juteux et très sucrés, mais ça n’a pas changé de mes habitudes alimentaires tant que ça puisque j’en consommais déjà pas mal. Je verrais donc avec ma diététicienne quelle marche à suivre pour la suite, mais en attendant de la voir d’ici une semaine, je vais reprendre progressivement le sucre, mais en écoutant rigoureusement mes envies et ma satiété. Si j’ai envie de glace par exemple, je peux en prendre qu’un petit peu, et voir comment mon envie est comblée. Je pense également que si je cuisine de nouveau d’ici là, je tâcherai de réduire le sucre dans mes gâteaux et tartes pour voir comment ça se passe.

Bonus : la petite anecdote

La première semaine, chez ma soeur, j’étais tellement obsédée dans ma tête par les étiquettes qu’en me lavant les mains avec le savon « pêche de vigne », je me suis demandée s’il y avait du sucre dedans…

***

Alors, convaincu(s) ?  Avez-vous envie de tester le « sans sucre » ?

Etant donné qu’on me l’a demandé sur Instagram, je vous proposerai bientôt un ou plusieurs articles pour vous présenter des idées de menus sans sucre, notamment pour le petit déjeuner, car c’est ce qui revient souvent.

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2 commentaires sur “Bilan : 3 semaines sans sucre

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  1. Très drôle l’anecdote ! 😀
    J’ai déjà exposé mon point de vue sur l’article précédent mais j’y reviens puisque tu parles ici de l’interdiction et de ta nostalgie pour le mocha et le yaourt litchi. Si ce sont tes seuls écarts sucrés et qu’à côté ton alimentation est saine, je pense que tu ne devrais pas t’en priver. C’est comme ton exemple de la glace. Plutôt que de se dire « non je n’en prends pas » et d’être totalement frustrée, je pense que le mieux est d’en prendre, pour se faire plaisir, de bien savourer, juste une petite quantité. Je fonctionne comme ça et ça me convient bien, je préfère un peu que pas du tout. Après il y a toujours moyen de trouver des produits avec une liste d’ingrédients réduite, ou de faire sa glace soit même. On a testé ça récemment : un paquet de fruits surgelés (figues) + un peu de crème (pour la texture) + du romarin du jardin au blender et voilà une glace minute (dont le reste finit au congélateur pour les fois suivantes). Pas de sucre ajouté, les fruits suffisent amplement. Du coup pourquoi se priver de glace ?

    Comme toi je suis partagée sur le fait que l’été serait ou non la meilleure période pour arrêter le sucre. Mis à part les glaces, je mange peu d’autres produits sucrés. Je mange beaucoup beaucoup plus de fruits que le reste de l’année (moins de yaourts en dessert donc). Je mange aussi plus de salades, de légumes crus, donc moins de plats en sauce, béchamel, fromages chauds… Je pourrais manger des glaces tous les jours l’été (et ce n’est pas le cas, et je préfère les sorbets aux crèmes glacées), à mon avis mon alimentation est plus saine l’été que le reste de l’année.

    Pour la vie sociale, il faut s’adapter. Si tu fais des sorties pareilles 2-3 fois par semaine, effectivement ça pose problème, si c’est une fois par mois, où est le mal ? (Rien n’atteindra les summums de Noël/jour de l’an x) ) C’est un peu comme se faire un cadeau, il faut profiter. Et puis à toi de choisir ton menu, tu peux viser les plats avec moins de sucre ou de gras (une pizza viande/poivrons plutôt que 4 fromages, un sorbet plutôt qu’une crème glacée, un jus/thé plutôt qu’une bière), ou alors limiter la quantité et ne pas te laisser emporter par la gourmandise. Ce n’est pas toujours facile, surtout en compagnie, mais il faut faire ses propres choix. Choisir de prendre une seule boule de glace alors que tout le monde en prend deux par exemple. De manière un peu brute, je dirai : on s’en fout des autres. Ce sont leur choix, ils font ce qu’ils veulent et ils en assumeront les conséquence. A toi de trouver ton équilibre, entre alimentation saine, vie sociale et plaisir au quotidien.

    Et pour la pâtisserie, outre la diminution des doses de sucre, tu peux aussi essayer de remplacer le sucre par du miel, du sirop d’érable, des confitures maisons non sucrées, peut-être aussi d’autres produits qu’on peut trouver en magasin bio, je n’en connais pas là.

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    1. J’ai revu ma diététicienne depuis la rédaction de cet article et il en est ressorti à peu près ce que tu me dis là. J’avais déjà entamé un travail de prise de conscience de mes envies avec elle, et cette expérience sur le sucre m’a aidé à progresser. Le souci est principalement les quantités, et la mauvaise gestion des stocks, je m’explique. Effectivement, si j’ai parfois envie d’un mocha, ou d’un dessert sucré, ce n’est pas grave. Cela m’a surtout permis de constater que je n’en ai pas envie tous les jours, là où parfois je me créais des automatismes (par exemple « prendre un dessert en fin de repas », « prendre un yaourt sucré au goûter », « prendre un starbucks sur le chemin d’un rendez-vous régulier » etc).
      Pour la glace, c’est un peu le même souci, des fois j’en prends parce qu’il y en a, parce qu’on m’en propose, etc. Je n’ai rien contre la glace, mais je me suis rendue compte que je n’appréciais pas toujours celle que je mangeais. Deux exemples récents : avec deux copines, on a marché beaucoup tout un après-midi, il faisait chaud, et on est tombé sur une boutique de glaces artisanales, où j’ai pris deux boules de sorbets délicieuses (mangues et orange sanguine, il me semble), c’était un régal, très parfumé ! Et récemment, j’ai trouvé en grande surface une glace en bâtonnets développée à partir de chocolats que j’adore (les Manon, de Leonidas, chocolat blanc et café). Eh bien en la goûtant, je me suis surprise à la trouver moins bonne que ce que je pensais, plus sucrée, moins goûteuse, et j’ai compris que j’aurais préféré prendre un chocolat, plutôt que la glace. Ici c’est donc moins une question de se priver que de privilégier ce qui nous plaît vraiment. Même si en général, on arrive souvent à la conclusion que ce qu’on fait soi-même est bien meilleur ! J’y pense justement, à faire des glaces maison, avec de vrais bons produits, de la même façon que je préfère mes pâtes à tarte maison.

      Je suis d’accord avec toi sur l’aspect social, et ma diététicienne aussi. En général, quand on sort au restaurant, ce n’est pas tous les jours, ni même toutes les semaines, alors il vaut mieux profiter de ce moment, non pas pour « se lâcher » (ça, ça s’appelle Noël, comme tu le signales x)), mais prendre ce qui nous fait envie, sans se demander toujours si c’est trop gras, ou trop sucré, etc. On revient sur la connaissance de ses envies et de ses goûts, il faut apprendre à se faire confiance. Je sais par exemple que je prends très très rarement de boisson (quelle qu’elle soit) quand je sors parce que j’ai été habituée à ne manger qu’avec de l’eau. En revanche, je revendique de prendre un dessert, parce que j’adore ça. Il faut j’imagine bien s’entourer aussi, en général nos proches comprennent et surtout ne jugent pas, s’ils veulent une belle coupe glacée alors que je préfère une salade de fruits, ils ne vont rien dire.

      Apparemment, en plus de réduire, il existe du sucre de fleur de coco (en magasin bio), qui a un bon goût sucrant, un index glycémique assez faible, ainsi que d’autres apports (comme des fibres, par exemple). Je n’ai pas encore pu en trouver, mais j’ai bon espoir. Pour la pâtisserie, on m’a conseillé de réduire mes parts, puisque j’aime en faire, comme ça il n’y a pas toute cette tarte, qu’on voulait en la faisant, et qui est « juste là », ou « à manger » ensuite. Ce week-end j’ai fait un cheesecake par exemple, dont tout le monde a manger, je n’en ai donc pas abusé. Outre le chocolat blanc de la crème (un peu) et les speculoos, je n’ai ajouté qu’un sachet de sucre vanillé au lieu des 30g de la recette, et le tout allait très bien ensemble (encore une fois, surement grâce aux bons fruits de saison ainsi qu’au zeste de citron). J’ai également trouvé du sucre complet (non raffiné) au rayon bio de mon magasin, je pense que je le testerai. Même s’il reste du sucre (donc avec son petit index glycémique et son goût sucré), ce ne sera pas des « calories vides », ça peut être une bonne idée je pense, surtout en pâtisserie.

      Merci beaucoup encore pour ton avis ! 🙂

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