Une interview de Danièle Gerkens (auteure de Zéro Sucre), une vidéo d’Alys Boucher, une Enquête de santé, un Cash Investigation : je trouve qu’on parle beaucoup des méfaits du sucre dans l’alimentation ces derniers temps (ou bien que le débat, fertile il y a un an ou deux, refait surface avec la mode « healthy »). Toutes ces émissions, et les livres sur le sujet, pointent du doigt le fait que nous consommons bien trop de sucre au quotidien. Entendons-nous bien dès le départ, je parle de sucre raffiné, ce sucre que l’industrie agro-alimentaire ajoute un peu partout (mais genre… PARTOUT), celui dont nous n’avons vraisemblablement pas besoin. Ce sucre, issu de la betterave sucrière bien de chez nous, se distingue des sucres dits « naturels« , comme le fructose (sucre des fruits), le lactose (sucre du lait) et l’amidon. Si ces derniers sont vitaux à notre fonctionnement (notamment pour notre cerveau, si j’ai bien tout compris), le sucre raffiné quant à lui peut s’avérer très nocif pour la santé. Sans aller jusqu’à vous parler de diabète ou d’obésité (les meilleurs amis du Nutella), j’ai vu une petite liste de problèmes de santé engendrés par le sucre assez préoccupants.

 

Photo trouvée sur Pinterest

 

Dans les émissions que j’ai vues, les spécialistes parlent carrément de « drogue », arguant une étude sur les souris avec laquelle ma diététicienne n’est pas d’accord (donc, je ne trancherai pas sur la véracité du propos). Ce qui m’a le plus choqué, c’est évidemment la petite machination de l’industrie agro-alimentaire qui tâche de nous en refourguer le plus possible (je vous laisse vous faire vos propres avis), non pas dans une dynamique sanitaire mais bien financière (évidemment). Quand on voit d’une part OU on en trouve (un exemple, les sauces salades, même allégées), et en QUELLES quantités, là ça commence à faire peur. Bien sûr, c’est comme pour tout : non, un carré de sucre ne va pas vous tuer. Sauf que c’est comme les pesticides, ou les perturbateurs endocriniens qui font débat en cosmétiques : à force d’en coller partout, on s’avale des doses et des cocktails hallucinants. Pensez-y.

 

 Petit déjeuner ? Les céréales, la pâte à tartiner, la brioche, le sucre dans le café, le chocolat en poudre, les yaourts aux fruits, la compote.

 

 Le goûter ? Idem, plus les gâteaux, les boissons sucrées…

 

 Et les repas ? Les sauces salades, les carottes râpées sous-vide, les plats préparés, les crèmes desserts, la charcuterie (ça c’est un débat à elle toute seule, clairement).

 

 Vous voyez où je veux en venir ?

 

 Mais, pourquoi l’arrêter ? 

 

 Si vous tapez « sevrage de sucre« , on trouve moult articles, ou vidéos sur le sujet. Chacun(e) a ses raisons de le faire, souvent des raisons de santé. J’ai proposé à ma diététicienne de tester une période sans sucre pour voir comment j’allais réagir, ce qu’elle a validé. Sans prôner le « sans sucre », elle a constaté des progrès chez ses patients qui l’ont fait, et au vu des « bienfaits » que l’arrêt du sucre engendre, je me suis dit pourquoi pas. Notez que je n’ai pas de problèmes de diabète, et que je n’ai pas un surpoids inquiétant. Simplement, j’ai du mal à perdre du poids dans ma démarche, et, spoiler alert, la graisse abdominale vient en partie… du sucre. Parce que – encore une fois – si j’ai bien compris, quand on fait un effort, le corps tape dans le sucre. Mais si le sucre n’est pas « grillé », « consommé » de cette façon par l’effort physique, il se transforme gentiment en graisse qui vient se greffer sur la zone abdominale. Pour celles ou ceux qui se diraient « ah ouais, moche », moche oui, mais dangereux surtout, car c’est dans cette zone que se cache la mauvaise graisse, et c’est dans cette zone qu’elle est le plus tenace. De fait, vous l’aurez sûrement déjà déduit, si le corps n’a pas de sucre à consommer, il tape dans les graisses pour y trouver de l’énergie.

 

 Bon, là j’aurais bien lâché un « ta-da », mais restons sérieux.

 


 


Photo trouvée sur Pinterest

 

 Comment ça se passe ?

 

 Concrètement, on supprime de son alimentation tout le sucre raffiné. Si beaucoup d’aliments comportant du sucre sont facilement identifiables (sucreries, chocolat, pâtisseries, viennoiseries, sodas, confitures…), d’autres le sont moins, et il va donc falloir lire les étiquettes, ou, à défaut, se passer le plus possible des produits transformés « tout faits ». En règle général, le « sucre » est marqué dans la liste des ingrédients en tant que tel, mais parfois il est présent sous d’autres termes (saccharose, glucose, sirop de glucose-fructose…). En général, c’est là qu’on se rend compte de sa présence, jusque là ignorée. En général, le sucre est présent en tant qu’exhausteur de goût (comme le sel), ou bien en tant que « cache-misère« , comme c’est le cas dans le pain de mie, où on le bourre de sucre pour planquer le goût chimique, sans quoi personne n’en mangerait. Ça, c’est dit.

 

 Un petit exercice ? Prenez n’importe quel emballage, je vous invite à lire les valeurs énergétiques. Vous voyez, l’indication « glucides, dont sucres« , pour 100g ? Ben notez bien le chiffre du « sucres » : c’est votre pourcentage dans le produit. A titre indicatif, dans un sachet de Belvita petit déjeuner, on peut lire 28g, donc, 28% de sucre. Et dans une tablette de super Milka deluxe avec le caramel et les cacahuètes ? 45g, donc 45% de sucres. Bim. Et alors si vous avez chez vous des céréales pour enfants ou du Nesquik, lâchez-vous, ça vaut le détour… Je pense que même si les étiquettes restent une science très (très) obscure, cela vous donne une bonne indication…

 

 Alors au début, ça peut faire peur, mais sachant qu’on a toujours les mêmes produits, il « suffit » de les remplacer par d’autres qui n’ont pas de sucre ajouté. Je pense qu’en première approche, il est intéressant de dresser la liste (ohwi, une liste), de ce qu’on mange sur une journée, pour observer nos habitudes alimentaires, et pouvoir constater combien on ingère de sucre. Puis, on essaie de supprimer un produit, ou une habitude, puis deux, puis trois, ou bien de réduire sa dose de sucre dans son café/thé, son nombre de verres de soda/jour…

 

 Les clefs ? Tabler sur les sucres naturels, chopper des épices, et avoir de bons produits. Évidemment  c’est mieux de cuisiner soi-même (autant qu’on peut).

 

 A l’heure où je rédige cet article, j’en suis au cinquième jour. Ma diététicienne m’a conseillé de faire deux semaines, et selon mon état, de continuer une semaine, ou de réintégrer un peu plus tôt (progressivement) le sucre dans mon alimentation. A ce stade, ça va encore bien. Certes je ne suis pas la personne la plus atteinte par la folie du sucre (loin de là), mais pour certains aliments clés, c’est compliqué. Je m’aide surtout avec les fruits, crus ou cuits, frais ou séchés (attention à regarder les étiquettes, dans certains ils ajoutent du sucre), et des oléagineux (bref, l’alimentation Instagram ahah.)

 

 Quels sont les effets ? 

 

 J’évoque ici les effets « théoriques » que j’ai pu lire, parce que c’est apparemment au bout de 2-3 semaines qu’on les observe. En vrac, on trouve la perte d’appétit, une plus belle peau, une perte de poids (du coup, même si je doute manger « assez » de sucre pour créer un delta intéressant), un regain d’énergie, des saveurs plus accrues, une meilleure humeur.

 

 Ça vend du rêve, un peu non ? Reste à voir si ce n’est que du rêve ou bien si ça se ressent vraiment. Je commence à constater une baisse d’appétit, et un petit regain d’énergie, mais ça me semble trop tôt pour en tirer des conclusions. Je vous retrouve donc dans deux semaines si je tiens le coup pour vous faire un petit bilan !

 


Et vous, quelle relation entretenez-vous avec le sucre ? 
Ca vous ferait peur d’arrêter totalement le sucre, même pour une petite période ? 
Vous avez déjà tenté l’expérience ? Racontez-moi tout ! 
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