Bonjour tout le monde ! J’ai décidé de consacrer ce Mercredi couture à la robe Greta, dernière née de Wear Lemonade. Ce troisième patron de la collection Bee my baby m’a beaucoup inspiré, autant que la chemise Simona et la robe Dita. Depuis la sortie du patron, j’en ai déjà réalisé quatre, et deux autres –dont une version d’automne qui s’annonce dingue– sont en préparation. Même si j’ai d’autres projets à vous présenter, j’ai pensé que cela serait utile à celles d’entre vous qui projettent de coudre ce modèle ou qui peinent un peu à le réaliser. En effet, Greta est légèrement complexe, et sans quelques subtilités, on peut vite s’agacer sur sa machine en coudre. J’ai essayé d’être la plus claire possible, mais n’hésitez pas à me poser vos questions en commentaires. C’est parti !

LE MODÈLE
Greta est une robe un peu rétro, inspirée du film In the mood for love. Elle a un col officier, noué par un joli noeud, et elle a une petite boutonnière latérale : un look d’enfer d’hôtesse de l’air sage, avec sa longueur aux genoux. Elle a une taille élastiquée pour mettre les formes en valeur, et de grandes poches.
Visuel de Wear Lemonade

LES DIFFICULTÉS
le montage du col : l’étape angoissante de la robe Greta arrive assez vite, il s’agit de l’assemblage du col au haut du buste. Si la méthode proposée est des plus faciles – même pas de pli à préformer -, les propretés compliquent les choses. L’enjeu est de faire que les propretés ne se voient pas de l’extérieur, mais selon votre soin, cet assemblage permettra de donner au col une finition nette et propre. Un conseil : n’hésitez pas à épingler, et à voir ce que ça donne si on imagine le résultat cousu. Je trouve que cette partie du tutoriel est un peu vite évoquée : à titre informatif, j’ai du mettre la vidéo en HD, grand écran et au ralenti pour comprendre la manipulation, et encore, après quatre robes, ce n’est pas encore parfait.

Pour le devant gauche, l’astuce est de déplier le pli formé et prendre en sandwich à l’intérieur du pli l’extrémité du col.
Pour le devant droit, il faut vous repérer grâce au cran de fin de col situé sur le devant et qui est à cette étape-là cachée par la couture faite par l’assemblage de la propreté au devant droit : il vous faut regarder à l’intérieur de cette partie cousue pour repérer le cran.
les devants : le buste de la robe est composé d’un dos (jusqu’ici tout va bien), et de deux devants. Certes, il y a un gauche et un droit, mais il y a surtout un dessus et un dessous. Il faut donc faire attention, au risque de ne pas avoir la boutonnière au bon endroit… Pour ce point, il suffit d’être attentif à la vidéo, je trouve que c’est assez clair. Tant que vous n’avez pas une petite créature distrayante à côté, ça devrait bien se passer ! (ceci est valable pour les chatons, les chiots, et autres créatures mignonnes à poils – ou les enfants, aussi.)

l’élastique : l’étape pénible pour moi ! Pour froncer la taille, il faut créer un tunnel et passer un élastique au 3/4 de votre taille (enfin, de la taille de votre taille) dedans. Alors dans la vidéo, ça a l’air simple (voire sympa) avec la petite épingle à nourrice, mais en vrai, ça l’est moins. La subtilité ? Selon certaines coutures précédentes, l’élastique fait des «fausses routes», principalement à l’endroit, devant, où se trouve le repli du devant gauche. Alors, soit vous passez votre élastique par-là pour vous assurer de la bonne route de celui-ci, soit, ce que je vous conseille fortement, vous faîtes au préalable quelques piqûres dans la valeur de couture pour boucher les trous et empêcher les fausses routes. Je sais, cela peut vous sembler un peu exagéré, surtout quand il s’agit de la dernière étape de couture et que vous avez TRES ENVIE d’essayer votre robe, mais je peux vous garantir que lorsqu’on met une heure à se battre avec l’élastique, c’est vraiment pas cool.

la boutonnière : en elle-même, la boutonnière ne pose pas de problème particulier (cela dépendra de la relation que vous entretenez avec votre machine à coudre, personnellement avec quelques mots doux, ça se passe relativement bien), mais il faut prendre en considération quand vous placez vos boutonnières ET vos boutons les formes du corps. En gros, si vous les placez à plat, le rendu ne sera pas aussi élégant que si vous le faîtes sur un mannequin ou plus simplement sur vous. Du coup, je vous conseille, comme dirait Lisa, de donner à nouveau de votre personne et d’essayer votre robe pour marquer vos boutonnières (avec un stylo, une épingle…).


LE RÉSULTAT
Vous vous en douterez, mais si j’en ai fait autant, c’est qu’elle a su me convaincre. Tout me plait dans cette robe : ses manches froncées, sa longueur, son originalité, son col avec ses petits nœuds adorables, sa taille élastiquée. Enfin, j’aime beaucoup la patte de boutonnage sur le côté, qui en plus d’être très jolie, laisse la fantaisie de choisir des boutons (ou tout autre type de fermeture qui vous plaira), ce qui est une occasion de plus de personnaliser avec goût votre création. Malgré les difficultés, je trouve que c’est un modèle sympathique à coudre, même s’il vaut mieux bien se concentrer. Mes quatre modèles ont été réalisé en polyester, très agréable à découper, coudre et porter. Je n’ai pas thermocollé les noeuds du col parce que même le plus fin rigidifie trop l’ensemble (vérifié sur la première, en vérité, et cela ne me plaît pas trop). En revanche, j’ai thermocollé une des deux parties du col ainsi que la propreté pour que le tout se tienne bien. Je ne me souviens plus exactement du temps de couture pour la première version (je dirais une journée-une journée et demie de travail), mais la quatrième ne m’a pris qu’une grosse après-midi.

Voilà, j’espère que cet article vous aura été ou vous sera utile. N’hésitez pas à me demander si un point reste obscur ! 
Et vous, est-ce que cette robe Greta vous fait de l’oeil ? Quel tissu avez-vous choisi ?
Vous l’avez trouvée difficile ?
 
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