Bonjour les souris, oui, j’y suis arrivée, je n’ai pas mis 3 ans à voir La La Land ! Et j’ai bien fait de ne pas différer cette belle expérience, d’autant plus qu’il aurait été dommage – complètement stupide, en fait – de louper son passage dans les grandes salles.

Alors, ce film, comment direJe suis tombée amoureuse. Non pas cet amour un peu fade, de convention, tout en retenue, tout en façade, parce qu’il le faut, parce que ça fait bien. Non, le vrai amour, le grand amour. Quand on a le coeur qui fond, bondit, s’émerveille, se brise, s’apaise, se gonfle de joie et de larmes en même temps, quand il se remplit de papillons qui s’échappent dans un soulèvement de poitrine presque retenu.

Oui, ce film est comme ça.

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Comme tout événement qui « fait le buzz » (ici avec une nomination aux Oscars), beaucoup iront ou sont allés le voir en attendant beaucoup, et par le prisme du matraquage médiatique. Pour ma part, j’ai pris le parti de ne pas écouter ce qu’on en a dit. J’ai été piquée au vif par les quelques images de la belle scène où ils dansent, Emma Stone dans sa belle robe jaune, et je me suis assise dans le fauteuil confortable de la salle de cinéma sans a priori.

Comme pour des paysages, des personnes, des livres, des histoires, il est de ces films qui sont de véritables rencontres. Dès le début j’ai été happée par ces airs joyeux, et ces couleurs – quelles couleurs ! De vraies couleurs, de celles des vrais sentiments, des vraies sensations. De celles qu’on ne voit presque plus, parce qu’il faut se contenir, la fadaise, le terne sont à la mode, mais dans cet ici et maintenant, la vie est éclatante, comme les rêves, pour ne pas qu’on les perde de vue, comme disait Oscar Wilde…

Ce film donne tour à tour envie de danser, chanter, sourire, aimertrès fort -, et pleurer. C’est l’histoire de deux vies, de deux rêves, d’un amour. Ce sont deux personnes formidables jouées – non, incarnées – par deux acteurs formidables aux nombreux talents, à la voix superbe, à la grâce enivrante. Les chansons, les uniques et celles qui reviennent, comme des thèmes précis, « City of stars« , restent en tête longtemps après avoir quitté la salle, et même après. Je vous écris le lendemain de mon visionnage, et rien que de fredonner cet air-là, j’en ai les larmes aux yeux et la sensation d’être au creux d’un nuage, ou de quelque chose de très doux, et de fragile, comme des pétales de fleurs. Cela passera pour un excès de niaiserie à certains – mais uniquement à ceux qui ne l’ont pas (encore) vu.

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Lorsque le générique s’est achevé et qu’il a fallut remettre mon manteau et mon écharpe, je n’avais qu’une seule envie : me rasseoir, et le voir à nouveau. Encore et encore. Pour que ce moment ne s’arrête pas.

J’ai envie de dire merci, merci pour ce film, ces émotions, ces couleurs, ces robes, ces danses, cette grâce, ces larmes, aussi, qui font du bien autant qu’elles font mal. J’ai le coeur bizarre, à la fois brisé et gonflé de joie et d’amour.

Un très beau et très grand film.

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