Robe Malia, première du nom !

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Après la blouse Bianca et la jupe Lila, voici mon troisième vêtement cousu main : j’ai nommé la sublime robe Malia de Wear Lemonade, issu de la collection To The Moon and Back. Elle se compose d’une robe trapèze, d’une doublure, et d’un adorable volant froncé en bas. Elle a un col bâteau devant et en V derrière, et, en prime, elle a des poches ! Oui madame !

Pour ce modèle, j’ai choisi un joli velours acheté au Marché St Pierre couleur grenat, une doublure rouge sombre, et un volant violet foncé.

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Pour ce qui est de ma partie préférée, le découpage du tissu, j’ai testé la méthode du « pli » : certaines pièces symétriques (comme le devant, le dos, ou les manches par exemple) peuvent être coupées « au pli ». Sur le patron, seule la moitié de la pièce est dessinée, afin de gagner de la place sur le patron. Lors de la découpe, on plie le tissu en deux (en faisant attention de ne pas gâcher de matière), et on y place notre patron la ligne de pli sur… le pli (logique). De fait, on n’a plus qu’à découper la moitié de la forme : GAIN DE TEMPS ! J’étais un peu sceptique au début (ah, l’innocence du débutant…), mais, quand tu vois que ton tissu est véritablement possédé par le démon de la bougeotte (le velours, c’est intenable), et qu’au-delà de ça, t’avais dans l’idée (saugrenue, déjà) de découper les pièces de 3 projets en une après-midi (oui, oui, 3 !), eh bien si on te propose de raccourcir ta séance pas drôle, tu en profites.

Permettez-moi de préciser ici que je ne parle pas de « tissu satanique » pour rien : vous voyez la cape d’invisibilité de Harry Potter ? Qui donne l’impression au toucher d’être formé de goutelettes d’eau ? C’est joli hein comme métaphore ? Ben croyez-moi, pour rien au monde j’aurais voulu être la personne qui a dû la coudre, et vous non plus. Le velours fin comme j’ai pris, c’est un tissu sympa, léger, fluide, avec des reflets de folie, une douceur terrible… mais c’est élastique, ça bouge, ça se barre comme ça veut, bref, le velours, il suit son propre chemin, m’voyez. A la découpe je ne m’attendais pas à ce que le tissu soit si coriace, mais à la couture…

La couture consiste techniquement en une série répétitive d’épinglage/piqûre/repassage. Epingler du velours avec du velours ça va, épingler le velours avec la doublure, un peu moins, et alors quand on pique, c’est la débandade sous ta machine à coudre : grosse dispute, chacun part bouder dans son coin, et ta couture, ben elle se retrouve un peu comme une quiche à essayer de pourparler.

Les pinces sont faites, les fonds de poches sont cousus, maintenant, c’est le moment d’assembler les deux grandes parties… Après ça, on raccroche les manches (qui étrangement ne m’ont pas autant donné de mal que ce que prédisait Lisa dans sa vidéo tutoriel, à propos de l’embu), puis on passe à la doublure, les pinces de nouveau, les épaules, les côtés, les propretés (velours sur doublure : délicat à épingler et à coudre, donc) puis les manches. J’ai à présent mes deux bouts de robe !

On coud enfin la doublure à la robe en essayant de ne pas avoir trop mal à la tête avec cette histoire d’envers/endroit (ma diététicienne ne me croit pas, mais je persiste à penser que la couture est un sport – de combat, quand le velours entre sur le ring, mais passons). Puis on passe au… VOLANT.

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Ah, le volant. Ce projet a été le baptême des tissus pénibles. Pour le volant, il s’agit de froncer deux longues bandes de tissu fin (tulle, voile…) : on coud deux lignes de fronce, bien parallèles, et ensuite on tire sur les fils pour former des fronces et réduire ainsi la longueur de notre volant. Ca a l’air simple comme ça, mais ça a été la partie la plus difficile pour moi. On coud une ligne, le fil se barre, il se casse à la moitié, on recoud un fil, PLOUC, la canette est vide, on remplit la canette, on se relance… Puis quand nos deux volants sont fait, on les coud ensemble (avec le fil qui reste, avant de devoir en reprendre un qui n’a pas la bonne couleur, youpi), et ENFIN on le coud au bas de la robe ! Pour finir le tout, j’ai fait un adorable petit point bourdon serré au bas du volant pour ne pas qu’il s’effiloche avec un joli fil violet (une troisième couleur de fil, donc).

Et… TA-DAAAA !! 

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Vous l’aurez compris, la couture de la jolie Malia n’aura pas été de tout repos, et comme pour Lila, je vais attendre un peu avant de coudre la seconde… J’ai hâte de pouvoir promener cette jolie robe sur les boulevards, ce qui va être sûrement être réalisable bientôt vu comme le temps s’entête à nous priver de printemps : tant mieux, en version velours, Malia est davantage une robe de mi-saison (voire d’hiver avec de bons collants et un gilet). Merci en tout cas à Wear Lemonade de nous proposer de si jolis modèles, ils sont déjà adorables à regarder, mais à coudre c’est vraiment un délice (et les difficultés rencontrées rendent nos projets encore plus beaux !)

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Voilà, c’était Malia, la robe du « No Pain No Gain » ! 

Et vous, l’avez-vous déjà réalisée ? En quelle(s) matière(s) et couleur(s) ?
Est-ce que vous avez rencontré des difficultés particulières ?
Est-ce qu’elle est LA robe qui vous fera craquer et mettre à la couture ? 

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